Église Saints-Jean-et-Étienne-aux-Minimes

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L’église Saints-Jean-et-Étienne-aux-Minimes — plus communément désignée sous le nom d’« église des Minimes » —, sise dans la partie haute du centre historique de la ville de Bruxelles (rue des Minimes), est une église datant du début de la période néo-classique (XVIIIe siècle). C’est l’église paroissiale du quartier populaire des Marolles, à Bruxelles.

En 1616 un premier groupe de Frères minimes arrive à Bruxelles. Fondé par François de Paule en Italie (et approuvé en 1474), l’ordre des Minimes [OM] est de spiritualité franciscaine mais se caractérise par un style de vie très austère et dépouillé, un jeûne permanent et un service apostolique auprès des exclus de la société. Ils se font appeler les tout petits (Minimes). Ils occupent d’abord la maison où vécut André Vésale. Par l’attention qu’ils apportent aux plus marginaux, bandits, prisonniers, enfants de prostituées et autres, ils acquièrent l’estime de la population. Ils construisent un couvent et, à son côté, une église. Expulsés une première fois par la loi de Joseph II (1787), les minimes réintègrent leurs couvent et église quelques années plus tard. Ce sera bref : en 1796, ils sont définitivement chassés par les révolutionnaires français. Les religieux minimes ne reviendront plus à Bruxelles.

Une première église des Minimes fut construite en 1624. À côté, on construisit simultanément sur l’emplacement d’une maison de débauche une chapelle sur le modèle de la ‘Maison de Lorette de la Vierge’. À la fin du siècle elle s’avère trop petite, et avec le soutien du gouverneur général des Pays-Bas, Maximilien-Emmanuel de Bavière, un nouveau projet est mis en chantier. Les travaux durent quinze ans : 1700-1715. La nouvelle église, de plan basilical, possède un style architectural de transition : c’est la fin du baroque brabançon et le début du classicisme. L’édifice, avec un clocher de dimension modeste à droite d’une façade qui a gardé des attributs baroques, n’a pas encore le grandiose et la froideur solennelle des grandes églises néo-classiques du XVIIIe siècle. Cette simplicité était sans doute voulue par les minimes eux-mêmes.

Durant les temps troubles du pouvoir révolutionnaire français, l’église fut fermée en 1796. Rendue temporairement au culte catholique en 1806, elle fut à nouveau fermée en 1811, lorsqu’on envisagea d’y établir la manufacture impériale des tabacs. Sur les instances des habitants du quartier, elle devint ensuite paroisse du quartier des Marolles pour être fermée par le pouvoir néerlandais. Des demandes réitérées faites par la population restant sans réponse, les habitants des Marolles occupent leur église. Le conflit trouva son issue dans la révolution belge (1830) et la liberté rendue au culte catholique. Il semble que le fait que l’église ait été littéralement entre les mains des paroissiens au moment des lois régissant les relations entre église et état dans la nouvelle Belgique lui donne un statut particulier: elle serait la seule église paroissiale appartenant aux paroissiens eux-mêmes.

Des travaux de restauration, dirigés par Tilman-François Suys et Pierre Victor Jamaer sont réalisés à la fin du XIXe siècle. Le couvent et cloître des Minimes sont démolis en 1920 pour faire place à la construction de l’Athénée Robert Catteau en style Art déco par l’architecte François Malfait.

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Maître-autel

Dôme

Orgue

Chaire de vérité et texte hébreu de l’inscription trilingue

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